Conseil municipal du 13 décembre 2018
Déclaration des élus "Front de Gauche - Brioude l'humain d'abord"
Le tour de France est un grand évènement sportif populaire suivi chaque été par de très nombreux français C'est une fête, gratuite pour les spectateurs qui bénéficie d'un grand engouement populaire et d'une visibilité au niveau mondial C'est indéniable.
Mais cette belle épreuve sportive, si elle est gratuite pour les spectateurs, ne l'est pas pour les contribuables comme nous l'entrevoyons ce soir.
Et on ne peut pas s'empêcher de se dire qu'il y a quelque chose de vraiment bizarre dans le financement du Tour de France : il serait logique que la société organisatrice dédommage les collectivités pour l'occupation du domaine public pour une activité qui est pour elle hautement lucrative.
Et c'est l'inverse qui se produit : les villes étapes doivent payer une redevance à A.S.O., en l'occurrence pour Brioude 120 000 € HT.
Déclaration des élus "Front de Gauche - Brioude l'humain d'abord"
Le tour de France est un grand évènement sportif populaire suivi chaque été par de très nombreux français C'est une fête, gratuite pour les spectateurs qui bénéficie d'un grand engouement populaire et d'une visibilité au niveau mondial C'est indéniable.Mais cette belle épreuve sportive, si elle est gratuite pour les spectateurs, ne l'est pas pour les contribuables comme nous l'entrevoyons ce soir.
Et on ne peut pas s'empêcher de se dire qu'il y a quelque chose de vraiment bizarre dans le financement du Tour de France : il serait logique que la société organisatrice dédommage les collectivités pour l'occupation du domaine public pour une activité qui est pour elle hautement lucrative.
Et c'est l'inverse qui se produit : les villes étapes doivent payer une redevance à A.S.O., en l'occurrence pour Brioude 120 000 € HT.
En fait la société A.S.O. est en position hégémonique par rapport aux collectivités : il y a chaque année 200 à 250 candidatures pour seulement 21 étapes. A.S.O. peut donc fixer ses prix, aussi abusifs soient-ils.
Dans de nombreuses villes, des voix s'élèvent contre ces abus, sans, redisons le bien, aucun jugement de valeur sur l'épreuve sportive.
Ce qui est choquant, c'est que cette société privée qui fait d'énormes bénéfices reçoivent autant de subsides publics payés par les différentes collectivités.
Les principaux bénéfices du groupe Amaury proviennent des droits télévisés et des partenaires commerciaux. Il n'aurait donc aucune nécessité de racketter en plus les collectivités territoriales comme il le fait. C'est honteux !
D'autant que les exigences de la société auprès des communes font grimper la facture pour celles-ci : Brioude n'aura pas à débourser seulement les 120 000 euros de redevance Il y aura aussi énormément de frais pour aménager les rues et routes, pour créer des parkings, pour mettre à disposition des infrastructures et mobiliser son personnel. En 2014, pour Nancy, cela avait fait tripler la facture.
Quant au retour sur investissement qui est souvent mis en avant, les données sur ce sujet manquent de précisions et certaines études d'impact avancent des sommes astronomiques, alors que d'autres évoquent de faibles retombées pour l'économie locale.
Pour le département de la Manche, en 2016, la Cour des Comptes évoquait même un rapport bénéfices/investissement systématiquement surévalué.
Idem pour le bénéfice en termes de visibilité touristique.
Si on peut se réjouir sportivement de voir une étape du Tour de France arriver à Brioude, cela ne doit pas nous empêcher de raison garder et de refuser les conditions exorbitantes imposées par A.S.O.
De plus en plus de villes osent s'exprimer sur ce qu'on peut appeler un racket. Si les collectivités plutôt que de jouer la concurrence les unes contre les autres pour avoir les faveurs d'A.S.O., se concertaient pour définir leurs exigences, on n'en serait peut-être pas à cette dilapidation extravagante de l'argent public.