L'administration de l'Education Nationale et la municipalité de Brioude ont engagé conjointement une réflexion sur « une restructuration » des écoles de Brioude.
Les enseignants, les personnels municipaux, les parents d'élèves ont été réunis indépendamment les uns des autres.
Lors de ces différentes réunions, l'inspecteur de l'éducation nationale et les représentants de la mairie ont affirmé la nécessité de restructurer les écoles de Brioude mais sans apporter aucune donnée précise justifiant cette soit-disant nécessité.
De même, lors des ces « consultations » il a été demandé aux différents acteurs de réfléchir sur la « restructuration » sans leur fournir aucun élément d'analyse et en maintenant une très grande opacité sur l'avancement des réflexions engagées entre l'inspection et la mairie. Ce manque de clarté n'est pas de bon augure.
Les objectifs de l'Education Nationale en la matière sont facilement cernables: récupérer des postes d'enseignants en réduisant le nombre de classes sur Brioude. A la prochaine rentrée déjà une classe va fermer à l'école Jules Ferry alors que les effectifs de cette école sont au-dessus du seuil fixé par l'administration pour la fermeture (d'après ce seuil la 5ème classe ferme s'il y a moins de 104 élèves or l'école en comptera en septembre de 107 à 109).
Si des écoles étaient regroupées (c'est l'objectif de l'inspection académique), les seuils appliqués seraient beaucoup moins favorables et des classes fermeraient automatiquement, entaînant une hausse du nombre d'élèves par classe.
On est donc là dans une logique comptable d'économies de la part de l'Education Nationale et la pseudo concertation n'est qu'une manoeuvre pour faire passer des fermetures de classes comme une réforme « positive ».
La municipalité devrait, quant à elle, avoir comme objectif de défendre les intérêts de la population et pour cela oeuvrer au maintien des classes sur la commune.
Il ne nous semble pas, hélas, que la municipalité de Brioude aille dans ce sens.
Pour le Front de Gauche, la municipalité doit, sans équivoque, s'engager pour :
- la défense des écoles de proximité et de taille raisonnable, auxquelles les parents sont attachés, et qui limitent les déplacements
- le maintien de toutes les classes afin de permettre aux enfants de Brioude d'apprendre dans les meilleures conditions
- la défense du service public d'éducation sur la commune de Brioude
- le maintien et la pérennisation de l'ensemble des postes de personnels territoriaux dans les écoles (Atsem, personnel d'encadrement pour les cantines et l'accueil périscolaire, entretien des locaux)
Le rôle de la municipalité n'est pas de se plier aux exigences de l'Education Nationale et de l'aider à justifier ses fermetures de classes mais d'oeuvrer à la défense des services publics de proximité. L'éducation et la prise en compte des besoins des enfants sont des priorités sur lesquelles il est indécent de vouloir faire des économies.
Brioude l'humain d'abord, Front de Gauche
Les enseignants, les personnels municipaux, les parents d'élèves ont été réunis indépendamment les uns des autres.
Lors de ces différentes réunions, l'inspecteur de l'éducation nationale et les représentants de la mairie ont affirmé la nécessité de restructurer les écoles de Brioude mais sans apporter aucune donnée précise justifiant cette soit-disant nécessité.
De même, lors des ces « consultations » il a été demandé aux différents acteurs de réfléchir sur la « restructuration » sans leur fournir aucun élément d'analyse et en maintenant une très grande opacité sur l'avancement des réflexions engagées entre l'inspection et la mairie. Ce manque de clarté n'est pas de bon augure.
Les objectifs de l'Education Nationale en la matière sont facilement cernables: récupérer des postes d'enseignants en réduisant le nombre de classes sur Brioude. A la prochaine rentrée déjà une classe va fermer à l'école Jules Ferry alors que les effectifs de cette école sont au-dessus du seuil fixé par l'administration pour la fermeture (d'après ce seuil la 5ème classe ferme s'il y a moins de 104 élèves or l'école en comptera en septembre de 107 à 109).
Si des écoles étaient regroupées (c'est l'objectif de l'inspection académique), les seuils appliqués seraient beaucoup moins favorables et des classes fermeraient automatiquement, entaînant une hausse du nombre d'élèves par classe.
On est donc là dans une logique comptable d'économies de la part de l'Education Nationale et la pseudo concertation n'est qu'une manoeuvre pour faire passer des fermetures de classes comme une réforme « positive ».
La municipalité devrait, quant à elle, avoir comme objectif de défendre les intérêts de la population et pour cela oeuvrer au maintien des classes sur la commune.
Il ne nous semble pas, hélas, que la municipalité de Brioude aille dans ce sens.
Pour le Front de Gauche, la municipalité doit, sans équivoque, s'engager pour :
- la défense des écoles de proximité et de taille raisonnable, auxquelles les parents sont attachés, et qui limitent les déplacements
- le maintien de toutes les classes afin de permettre aux enfants de Brioude d'apprendre dans les meilleures conditions
- la défense du service public d'éducation sur la commune de Brioude
- le maintien et la pérennisation de l'ensemble des postes de personnels territoriaux dans les écoles (Atsem, personnel d'encadrement pour les cantines et l'accueil périscolaire, entretien des locaux)
Le rôle de la municipalité n'est pas de se plier aux exigences de l'Education Nationale et de l'aider à justifier ses fermetures de classes mais d'oeuvrer à la défense des services publics de proximité. L'éducation et la prise en compte des besoins des enfants sont des priorités sur lesquelles il est indécent de vouloir faire des économies.
Brioude l'humain d'abord, Front de Gauche